mercredi 30 juin 2010

Témoignage d'Ali, un Algérien qui a rencontré Jésus



Je m’appelle Ali , je suis né en Algérie. Je suis marié depuis 13 ans.

C’est en Algérie que le Seigneur Jésus-Christ s’est révélé à moi par un appel verbal, Ali, Ali, Ali, trois fois.

Ma sœur et moi étions "mal élevés" car nos parents ont divorcé lorsque nous avions 3 ans. Nous avons eu une vie troublée, nous souffrions du manque d’affection, du manque d’amour.

Mais Dieu ne nous a pas laissés. Il nous a réconfortés par la famille proche de la femme de mon père, pendant notre enfance. Nous avons vécu chez eux jusqu’à mes 7 ans lorsque je suis rentré à l’école.

C’est à ce moment que le manque d’affection s’est fait le plus sentir. Je ne voulais pas aller à l’école. 

Je suis devenu un rebelle insoumis. Je ne respectais personne, j’étais toujours en colère et gourmand, parce que mon père ne s’occupait pas de nous. Je déprimais, parce que je n’étais pas comme les autres enfants. 

Je faisais donc l’école buissonnière.

Dans mon cœur, c’était pour penser et questionner Dieu : « Pourquoi fait-il une différence entre les personnes ? Pourquoi certaines ont l’air serein et les autres un air déprimé ? » 

Vers 10-15 ans, j’ai réalisé que l’amour n’existait pas, je prenais pour des menteurs toutes les personnes au regard serein, je n’arrivais pas à savoir ce qu’ils étaient vis-à-vis de leurs parents et je suis donc devenu jaloux, rancunier, vulgaire, en révolte continuelle. 

Salut tout le monde, voici mon témoignage. Je le raconte à la gloire de Dieu et j’espère qu’il sera une bénédiction pour beaucoup. Amen.

En 1984 j’ai quitté l’école sans aucune volonté, ni goût pour quoi que ce soit. Je haïssais mon entourage, j’ai touché à l’alcool et mon père m’a alors chassé de la maison. 

Je me suis réfugié chez ma demi-sœur (la fille ainée de ma mère), quelque temps. Je me suis un peu assagi,  ai laissé l’alcool de côté, et oublié un peu les misères de mon enfance. J’ai trouvé un travail dans une boulangerie. Puis j’ai rencontré des personnes qui sont devenues mes amis, et cela jusqu’à l’âge de mes 20 ans.

Je suis retourné voir mon unique sœur, qui était restée chez mon père. Ma sœur était devenue l’esclave de la nouvelle femme de mon père. Elle ne recevait aucune récompense ni reconnaissance, ni l’affection dont elle avait besoin. Ma sœur avait 19 ans et en paraissait 50. 

J’ai demandé des explications à mon père, pourquoi il l’avait traité de la sorte, de manière si différente des 3 autres filles. Il m’a répondu que cela ne me regardait pas. J’ai perdu tous mes moyens et j’ai cassé tout ce qui se trouvait dans la maison, portes, meubles, électroménager. Mon père m’a battu et m’a, à nouveau, chassé de chez lui, avec une blessure au pied. Un ami d’enfance m’a recueilli et à pris soin de moi pendant quelques temps.

Après le décès de son mari, ma mère est repartie chez ses parents pour la période de veuvage. Mon grand-père ne me laissait voir ma mère que les weekends, à cause de mon père qu’il détestait, car il avait trahi sa fille. Après le remariage de ma mère, je suis retourné vivre quelque temps chez eux. 

J’ai travaillé en boulangerie pour économiser une petite somme dans le but d’aller à TAMANRASSET. 

Je voulais trouver des renseignements concernant mes origines et ma langue maternelle l’Amazighité. Les Touaregs m’ont appris beaucoup de choses.

De retour au pays, ma mère et son nouveau mari m’ont bien accueilli. Ils m’ont proposé de faire venir ma sœur et de vivre avec eux en attendant que ma mère nous achète une maison. J’ai sauté de joie et je suis passé directement à l’action. Sans aucune hésitation je suis allé chez mon père en disant que je voulais ramener ma sœur pour voir sa mère malade. Mon père a laissé partir sa fille. En route, j’ai dit à ma sœur : « on ne reviendra pas chez notre père, je te libère de ton esclavage, on doit penser à notre avenir, si on reste chez lui on n’en aura pas. Et puis tu n’as rien à craindre ». Nous sommes restés chez notre mère pendant 2 ans, ma mère nous acheta une maison dans laquelle je vis actuellement.

Mais malgré le fait que notre situation se soit un peu améliorée, mon esprit restait abattu, en révolte à cause de mon passé. J’étais en colère envers tout le monde, sans aucune raison, je ne me comprenais pas moi-même, je ne savais pas ce que je voulais. (Satan me chuchotait à l’oreille, me rappelant les frustrations et les négligences que j’ai subies de la part de mes parents, il me donnait l’envie et le désir de dormir sur les tombes comme par le passé lorsque j’avais 11 ou 12 ans et que mon père ne me laissé pas rentrer à la maison.)

Pour me calmer je prenais de l’alcool, toutes sortes d’alcools. Je ne buvais, que pour oublier ces situations. Ce fléau de l’ivrognerie dura environ 2 ans et m’amena vers une dépression nerveuse. 

Durant cette dépression j’ai apprécié la poésie de ma langue maternelle et notre culture. J’ai adhéré à un parti politique (Rassemblement Culturel et Démocratie). J’ai cheminé avec eux, j’allais à tous les meetings, mais ma dépression ne se calmait pas. A la maison personne ne se parlait, j’avais l’impression que l’on parlait de moi, je suis devenu paranoïaque, j’entendais des voix me dire : « tu dois tuer 2 hommes et 2 femmes, si tu ne veux pas tu dois te suicider ». 

Je n’ai pas écouté ces voix et j’ai fui chez ma mère pour qu’elle me soulage un peu. Ma mère m’a proposé d’aller chez un voyant pour me soigner. Après lui avoir donné mon accord nous y sommes allés.

(Ma position vis-à-vis de Dieu : je ne croyais pas en lui ni en ses prophètes, ni en Jésus, ni en l’Islam, je me disais que je suis berbère, homme libre et têtu, je n’avais peur de personne même pas de Dieu s’il existe. Des personnes me disent comment ! Tes ancêtres et tes parents croient en l’Islam et toi tu dis ne pas croire en l’Islam. Et je répondais, à cette époque que je ne croyais qu’en moi-même, que je n’aimais ni les religieux, ni le Christianisme, ni l’Islam, ni les personnes qui pratiquent ces religions, je ne croyais qu’aux charlatans, voyants, magiciens, c'est-à-dire tout ce qui est contraire à Dieu).

Nous étions ma mère, un de mes amis et moi-même chez ce voyant, qui en me saluant m’a posé 2 questions. «  Crois-tu ? Crois-tu en un dieu vivant ? »

Je lui ai répondu : «  je ne crois ni dans un dieu vivant ni dans un dieu mort »

Lui : « ah bon ! Eh ben oui ! Pourtant tu es son oint, tu vas devenir chrétien car Jésus est ressuscité un dimanche matin. »

Ma réaction ne s’est pas fait attendre: je l’ai battu à grands coups dans la figure en lui disant : « je suis berbère et je reste dans ma nature, je ne changerai pas, jamais, je vais combattre pour ma langue, et réclamer mes droits. »

Ils m’ont lié avec une corde, et m’ont fait boire de l’eau salée. Le voyant a écrit un message sur ma poitrine avec de l’encre qui était faite de sang de rat. L’odeur était mortelle, je me suis évanoui et ils m’ont ramené ainsi à la maison. A mon réveil j’ai chassé tout le monde de la maison sauf ma sœur unique.

J’avais pris la décision d’en finir avec la vie. Je pensais au suicide ce samedi 7 mars 1993 à 22h00.

J’avais tout préparé dans ma chambre: une bouteille de gaz, un stylo et quelques feuilles.

Je voulais écrire un poème et le laisser comme message. 

Mon poème disait : que ferai-je dans ce monde, je dois le quitter car j’ai trop de colère en moi, trop de haine, il n’y a pas de justice, pas de solutions, il n’y a pas de dieu qui puisse nous libérer de mes angoisses, Dieu nous a oubliés ou négligés, nous les berbères, mes amis de combat pour notre langue et notre culture AMAZIGH.

Soudain j’ai entendu une voix qui m’appelait par mon nom, ALI ! 

J’ai pensé que c’était ma mère ou ma sœur qui m’appelait, mais il était tard: il était minuit passé. Qui pouvait bien venir à ce moment-là ! J’ai ignoré ces appels, mais à peine 3 minutes après, on frappe à ma porte.

Je demandai : « Qui est là ? » Personne ne répondit. Même si j’avais voulu ouvrir ma porte, cela aurait été impossible: je l’avais verrouillée et j’avais jeté les clés par l’imposte de la porte. Je dis donc à cette voix de me laisser tranquille. Puis on a frotté à ma porte et la voix a dit : « c’est moi » et la porte s’est ouverte toute seule. 

Révolté, je suis sorti pour voir ce qui ce passait. J’avais à peine fait 5 pas, que je disais : «Sois le bienvenu ce que Dieu me donne ».

C’était la première fois de ma vie que je disais ce genre de paroles, et c’est là que j’ai reçu un renouvellement de mon esprit. Mon cœur était plein de joie, mais d’où me venait cette joie ?

Je n’arrive pas à la mesurer, et une pensée forte me pénètre, pénètre mon esprit, je veux devenir Chrétien. J’accepte cette idée avec joie et le Saint Esprit m’a convaincu de péché.

Mais je ne sais pas quoi faire ni comment faire pour me convertir au christianisme. Je décidai d’arrêter toute la poésie et le racisme, de me repentir à l’égard de tout ceux à qui j’avais fait du tort. Je commençai à contacter des chrétiens pour leur demander conseil. 

Je réparai mes torts avec mes voisins et mon entourage. Je leur parlais de Jésus-Christ et du salut, Je lisais la Bible chaque jour, je priais tous les jours. Ma sœur aussi a donné sa vie à Jésus. Des frères et sœurs m’ont beaucoup aidé par la prière et les exhortations à cheminer et à m’épanouir en Christ.

15 jours plus tard ils m’ont invité à une réunion de prières. J’ai découvert beaucoup de nouvelles choses qui m’ont étonnées, comme leur amour, entre eux et envers moi. Ils ont prié pour moi et pour mon passé et c’est là que j’ai reçu une prophétie qui dit cela :

La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :
« Avant que je t’eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein, je t’avais consacré, je t’avais établi prophète des nations. »
     Je répondis :
« Ah ! Seigneur Eternel ! Voici, je ne sais point parler, car je suis un enfant. »
     Et l’Eternel me dit :
«  Ne dis pas, je suis un enfant. Car tu iras vers tous ceux auprès de qui je t’enverrai, et tu diras tout ce que je t’ordonnerai. Ne les crains point, car je suis avec toi pour te délivrer, »    
Puis l’Eternel étendit sa main, et toucha ma bouche ; et l’Eternel me dit :
« Voici, je mets mes paroles dans ta bouche. Regarde, je t’établis aujourd’hui sur les nations et sur les royaumes, pour que tu arraches et que tu abattes, pour que tu ruines et que tu détruises, pour que tu bâtisses et que tu plantes ».
 
    A ce moment- là, je ne me rends pas compte que c’est pour moi qu’ils parlaient. Pour moi, c’était un partage biblique, je continue les recherches sur ce qui concerne notre Seigneur, de plus en plus je m’épanouis en Christ et je progresse dans la Foi. Le Seigneur tendit sa main vers moi, transformant peu à peu ma vie, me renouvelant dans l’intelligence spirituelle et délivrant mon âme.

Colossiens 1 :12-14 Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d'avoir part à l'héritage des saints dans la lumière, qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour.
 

Je remercie infiniment  le Seigneur, et je veux lui rendre grâce pour tout ce qu’il a fait.

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